À une vingtaine de kilomètres de notre atelier de Hagondange, Metz concentre presque tous les cas d'amiante que l'on rencontre en Moselle. La préfecture mêle l'immeuble allemand du quartier impérial, la pierre de Jaumont du centre historique et surtout les grandes copropriétés d'après-guerre du Sablon, de Borny ou de Bellecroix, construites entre 1950 et le milieu des années 1980. C'est dans ce parc que se cachent la plupart des matériaux amiantés.
Sur les pavillons messins de Queuleu, de Magny ou de Devant-les-Ponts, l'amiante se loge d'abord dans les toitures de garage et de dépendance en fibrociment, ainsi que dans les conduits de ventilation. Dans les appartements du Sablon et de Borny, ce sont les dalles de sol vinyle-amiante et leur colle noire bitumineuse qui ressortent au moment d'une rénovation. Les chaufferies collectives, elles, ont souvent conservé des calorifugeages et des flocages projetés sur les canalisations.
Le climat lorrain accélère la dégradation de ces matériaux : les hivers froids et humides, l'alternance gel-dégel et l'amplitude thermique du bassin messin fissurent le fibrociment et libèrent des fibres. Une plaque qui se faïence ou qui s'effrite n'est plus un risque théorique. Nous intervenons régulièrement dans les secteurs protégés autour de la cathédrale Saint-Étienne, où le Plan Local d'Urbanisme et l'avis des Architectes des Bâtiments de France encadrent la moindre reprise de couverture.
Depuis 14 ans, notre équipe désamiante à Metz maisons, appartements et locaux professionnels : établissement du plan de retrait, confinement, retrait, conditionnement en big-bags puis évacuation tracée vers une installation agréée. Chaque chantier messin est mené sous certification amiante sous-section 3, avec analyses de libération à l'appui.