Creutzwald a vécu au rythme du puits de la Houve jusqu'à sa fermeture en 2004, la dernière mine de charbon de France. La ville garde de cette histoire des cités entières, le Wenzel, Sainte-Barbe, le quartier dit du Maroc, et une vaste zone d'anciens terrains industriels reconvertis en activités le long de la frontière allemande.
Deux familles de chantiers dominent chez les Creutzwaldois. D'un côté le résidentiel : toitures de garages et d'abris en plaques ondulées, conduits en amiante-ciment, dalles de sol dans les logements de cité modernisés. De l'autre les locaux d'activité, ateliers et entrepôts bâtis entre 1960 et 1985, dont les couvertures et les bardages fibrociment couvrent parfois plus de mille mètres carrés d'un seul tenant.
Une situation revient souvent ici : des plaques déjà déposées par le propriétaire, empilées derrière un bâtiment depuis des années, que personne n'accepte de reprendre. Ce stock n'est pas un déchet ordinaire, il relève de la même filière que le reste. Nous le conditionnons en big-bags double paroi, le transportons en ADR et le déposons en installation agréée, avec le certificat qui va avec.
Creutzwald est à une quarantaine de kilomètres de notre atelier, en bordure de la Sarre allemande. Que l'intervention porte sur quatre mètres carrés d'abri de jardin ou sur la couverture entière d'un entrepôt, le cadre reste le même : repérage, plan de retrait, dépose humidifiée, traçabilité jusqu'à l'ISDD.