Freyming-Merlebach est née de la fusion de deux communes minières, et cela se lit dans son plan : des cités alignées autour des anciens puits, Reumaux, Cuvelette, Vouters, séparées par des espaces hérités du carreau. Les Houillères y ont logé des milliers de familles entre l'après-guerre et les années 1970, dans un bâti standardisé que nous reconnaissons d'une rue à l'autre.
Ce caractère sériel a un avantage : quand nous ouvrons une toiture d'annexe à Belle-Roche, nous savons déjà ce que nous allons trouver dans la rue voisine. Plaques ondulées de fibrociment sur les buanderies et les garages, conduits de fumée en amiante-ciment, dalles de sol dans les logements rénovés dans les années 1970, et calorifugeage sur les réseaux des chaufferies collectives du Hochwald.
Beaucoup de ces maisons ont été vendues à leurs occupants lors du démantèlement des Houillères. Leurs propriétaires engagent aujourd'hui des travaux d'isolation ou préparent une revente, et découvrent à cette occasion l'obligation de repérage. C'est à ce moment que nous intervenons, souvent dans l'urgence d'un compromis déjà signé.
Depuis Hagondange, Freyming-Merlebach est à moins d'une heure par l'autoroute. Nous y regroupons nos interventions pour amortir le déplacement et nous appliquons les mêmes règles qu'ailleurs : plan de retrait sous-section 3 déposé avant le chantier, opérateurs en protection respiratoire, et pas une plaque qui quitte le site sans son bordereau.