À l'autre bout du département, Sarrebourg ouvre sur le pays des étangs et le piémont vosgien. Son bâti n'a rien de celui des vallées sidérurgiques : ville de garnison et de marché, elle aligne des immeubles de la reconstruction d'après 1945, des quartiers pavillonnaires étendus entre 1960 et 1985 du côté du Winkelhof et de Hoff, et tout autour des fermes lorraines avec leurs granges et leurs hangars.
Chez les Sarrebourgeois, l'amiante se concentre dans les toitures agricoles et les dépendances. Hangars à fourrage, étables désaffectées, ateliers de ferme, abris de machines : la plaque ondulée de fibrociment y couvre souvent plusieurs centaines de mètres carrés, posée dans les années 1970 et aujourd'hui percée par la mousse et le gel. Dans les pavillons, ce sont les garages, les vérandas anciennes et les sous-toitures qui ressortent.
Les immeubles du centre, reconstruits après les combats de 1944, cachent une autre série de matériaux : dalles de sol, conduits de vide-ordures, joints de chaudière. Le repérage avant travaux y est presque toujours positif, et les copropriétés de la rue de la Paix ou des Terrasses de la Sarre nous appellent surtout au moment de refaire les parties communes.
Sarrebourg est la commune la plus éloignée de notre secteur, à environ 87 kilomètres d'Hagondange. Nous y intervenons en chantier groupé, l'équipe et le matériel restant sur place jusqu'à la fin, sans surcoût de déplacement répété. La certification sous-section 3, le plan de retrait et la traçabilité des déchets ne changent pas d'un kilomètre à l'autre.