Deuxième ville de l'eurométropole messine, Montigny-lès-Metz s'est construite autour de deux grandes emprises : les ateliers ferroviaires qui bordent la voie vers Nancy, et les casernements de Saint-Privat. Ce double héritage a laissé un bâti très daté, maisons de cheminots alignées le long des rues du Blory, immeubles de fonction, bâtiments techniques. La majorité de ce parc est antérieure à 1997.
Le matériau que nous retirons le plus souvent chez les Montigniens reste la plaque ondulée de fibrociment : toitures de garages en fond de parcelle, appentis, abris de jardin maçonnés, hangars des anciennes emprises ferroviaires. Dans les immeubles de la Sente-à-My et de Sainte-Thérèse, ce sont les dalles de sol vinyle-amiante et leur colle bitumineuse qui ressortent dès qu'un logement est remis à neuf entre deux locataires.
La proximité immédiate de Metz change la nature des chantiers montigniens : beaucoup sont déclenchés par une vente ou par une division de maison en deux logements, deux situations où le repérage avant travaux est obligatoire et révèle régulièrement des matériaux insoupçonnés. Les rues étroites du vieux Montigny et les cours intérieures imposent souvent un camion de petit gabarit et un stockage temporaire des big-bags que nous calons dès la visite technique.
Nous intervenons à Montigny-lès-Metz à une vingtaine de minutes de notre atelier d'Hagondange, en toiture comme en intérieur. Chaque chantier se déroule sous certification amiante sous-section 3, avec plan de retrait transmis à l'inspection du travail, contrôle d'empoussièrement et évacuation tracée des déchets jusqu'à l'installation de stockage agréée.